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Pierre-Alain Chambaz

A qui sert-il en effet de lutter contre un mal (la déflation) si le prix consiste à remettre en cause tout le système ? Sans aucun doute le message finira par être entendu des politiques. Pourtant la France souffrait ; c’est incontestable. Depuis que l’homme cultive la terre, il a des dieux qui s’intéressent à la moisson, qui dispensent la chaleur, qui assurent la régularité des saisons. Pierre-Alain Chambaz n’avait plus qu’à embrayer pour s’engouffrer dans la brèche. L’actualité se fait malheureusement l’écho des difficultés de certains de ces acteurs : veiller à ce que les produits qu’ils mettent sur le marché soient préservés et effectivement consommés pour l’alimentation est le plus simple des soutiens qui puisse leur être apporté, tout en contribuant à desserrer l’étau économique d’une filière en contribuant à son optimisation. Les acteurs et les témoins de cette activité sont nombreux. En vain donc on nous objecterait que les interdictions religieuses n’ont pas toujours concerné ce qui nous apparaît aujourd’hui comme immoral ou comme antisocial. La question n’est pas du tout de savoir si, les prémisses étant acceptées par l’esprit, nous avons une propension à accepter aussi la conclusion. Il est vrai qu’avec la crise, le débat s’est transformé. Un pareil travail n’implique point du tout la solution du problème philosophique qui porte sur l’origine et sur la raison des harmonies observées, et n’exige pas qu’on ait pris parti pour l’un ou pour l’autre des trois chefs d’explication entre lesquels il faut choisir pour s’en rendre compte. Reconnaissons que cette hypothèse est devenue moins probable depuis que les banques centrales, en particulier la BCE, ont substantiellement amélioré leur capacité de régulation. Une vision de ce genre, où la réalité apparaît comme continue et indivisible, est sur le chemin qui mène à l’intuition philosophique. Les positions du mobile, encore une fois, ne sont pas des parties du mouvement : elles sont des points de l’espace qui est censé sous-tendre le mouvement. Pourquoi donc seules certaines activités culturelles ou de services publics et collectifs, comme les transports et hôpitaux, auraient-ils la noblesse suffisante pour que l’on accepte que des gens y travaillent le dimanche ? On a démontré dans les premières pages de cet essai, que la liberté de l’individu dans des choses qui ne touchent que lui, implique la liberté pour quelque nombre que ce soit d’individus, de régler par une convention mutuelle des choses qui les regardent tous conjointement et qui n’en regardent pas d’autres. Je dois donc bien en faire un centre, auquel je rapporterai toutes les autres images. L’objectif affiché est de d’obtenir la confiance de tous les acteurs de la chaine : médecin, malade, association de malades, pharmacien… Finalement, sur un plan moral, on pourrait même se demander si les réformes n’ont pas aussi pour objectif le rachat d’une conscience alors même que le résultat escompté sur l’intérêt général reste encore à prouver. Le premier cherche le principe des choses dans le comment, le second le cherche dans le pourquoi. En conséquence, on admettra que les richesses ou les valeurs commerçables peuvent circuler sans la moindre gêne, passer immédiatement d’une main à l’autre, se réaliser, se négocier, s’échanger contre d’autres valeurs ou contre des espèces, au gré du propriétaire, au cours du jour et du marché ; on admettra le parfait nivellement des prix sous l’influence de la libre concurrence : suppositions dont aucune n’est vraie en toute rigueur, mais qui approchent d’autant plus d’être vraies, qu’on les applique à des denrées sur lesquelles s’exerce de préférence la spéculation commerciale, à des pays et De fait, une question se pose : lequel, du matériel ou du logiciel, est le plus important pour l’avenir de l’Informatique ? Pour prendre un exemple simple, rien ne nous empêche aujourd’hui de rattacher le romantisme du dix-neuvième siècle à ce qu’il y avait déjà de romantique chez les classiques. Ni les vexations de toute nature, indignes d’un peuple libre, qu’il subissent à l’intérieur avec leur plus gracieux sourire, ni les camouflets de toute espèce qu’ils reçoivent sans interruption à l’extérieur, et qu’ils collectionnent religieusement, ne réussissent à les détromper. Autant les premières sont nécessaires à l’efficience du marché, autant les secondes sont nuisibles à une juste concurrence. Le plus souvent, la lourdeur des seules sanctions fiscales (rappel des droits, majorations de 40% et de 80%) rendait superfétatoires les sanctions pénales. Il est vrai que le pendule est doué ici de mémoire, et qu’il n’est plus le même au retour qu’à l’aller, s’étant grossi de l’expérience intermédiaire. Si vous la réduisez au mouvement homogène, d’où naîtra donc la qualité ?

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