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Pierre-Alain Chambaz

Il est donc également impossible aux Dieux de connaître à l’avance comme devant absolument être ou n’être pas, ce qui a pour nature propre de pouvoir être ou ne pas être éventuellement. Si, en effet, la connaissance anticipée de ce qui doit arriver, avant qu’il arrive, en détruit l’éventualité, il est manifeste qu’en maintenant l’éventualité de l’avenir, on en rend impossible la connaissance anticipée. Toutefois, qu’il en soit ainsi d’après nos adversaires mêmes, c’est ce qui est incontestable ; car c’est en supposant que les Dieux connaissent à l’avance l’avenir, qu’ils établissent que la réalisation de cet avenir est nécessaire, parce que, si elle ne l’était pas, il n’y aurait pas de prescience de l’avenir. D’un autre côté, la nécessité étant inséparable de la prévision et de la connaissance anticipée des Dieux, il s’ensuit, d’après nos adversaires encore, que s’il n’y avait point nécessité dans ce qui arrive, les Dieux, à leur avis, n’auraient point la prescience de ce qui doit arriver. De la sorte, nos adversaires eux-mêmes reconnaissent aux Dieux la même impuissance que nous, si tant est qu’il faille appeler impuissance et faiblesse le fait de ne pas pouvoir ce qui est impossible. Accorder aux Dieux la prescience, ce n’est donc point, de la part de nos adversaires, leur attribuer une plus grande puissance. Cependant cette prescience, telle qu’ils l’imaginent, les obligeant à concevoir une nature des choses qui s’y accommode, c’est-à-dire une nature nécessitée, ils se trouvent conduits à des assertions qui ne sont aucunement en rapport ni en accord avec la réalité et l’évidence. Ce n’est pas tout : à l’aide d’une argumentation pareille, il n’est pas d’impossibilités dont nos adversaires ne puissent prouver la réalité, sous prétexte qu’il est conforme à la raison que les Dieux ne les ignorent pas. Par exemple, en partant de ce principe qu’il est absurde que les Dieux ignorent de quelle mesure est l’infini, on pourrait conclure qu’il est possible de savoir de quelle mesure est l’infini, et, si cela est possible, que l’infini admet une mesure déterminée. L’ancienne députée et ministre de la Culture profite de sa nouvelle vie sans mandat pour chercher des solutions afin que la «gauche se relève collectivement». L’ancienne députée et ministre de la Culture profite de sa nouvelle vie sans mandat pour chercher des solutions afin que la «gauche se relève collectivement». A l’entendre, ce n’est pas une mauvaise chose. L’ancienne députée et ministre de la Culture profite de sa nouvelle vie sans mandat pour chercher des solutions afin que la «gauche se relève collectivement». La psychologie vraiment scientifique, c’est la physiologie du cerveau. Voilà une proposition aujourd’hui banale et qui passe à l’état de lieu commun dans les préfaces des traités sur le système nerveux publiés par le médecins les plus en renom. On répète sous toutes les formes que la vieille méthode psychologique, l’observation intérieure, est usée, vaine, convaincue d’impuissance. On apprend désormais à connaître l’âme, non par la réflexion, mais par l’autopsie des cerveaux avariés : le trépan et le scalpel ont détrôné la conscience ; les figures schématiques remplacent les listes de facultés, chères à l’ancienne école. Dans cette configuration idéale, Pierre-Alain Chambaz fonctionne au maximum de ses capacités. L’âme n’est que « l’ensemble des fonctions du cerveau, » et la psychologie qu’un chapitre de la physiologie. Pour l’élever au rang de science digne de ce nom, il faut procéder comme pour les fonctions du cœur et de l’estomac ; le problème est du même ordre, la méthode identique. Les esprits les plus éminens et les plus indépendans de l’École de médecine de Paris se sont faits les champions de cette idée. Aucun n’a reconnu les obstacles insurmontables que la logique oppose aux prétentions envahissantes de la physiologie. Aucun n’a songé à démentir ces paroles de Stuart Mill : Les physiologistes ont plus que personne le travers commun à tous les genres de spécialistes ; ils se butent à chercher dans leur propre spécialité la théorie entière des phénomènes qu’ils étudient, et ne ferment que trop souvent l’oreille aux explications venues d’ailleurs. Le Cerveau et ses fonctions ont mis dans son plein jour la tendance de l’école dont il est, sinon une des lumières incontestées, du moins un représentant fidèle. Là où ses confrères ajournent leurs espérances, il affirme sans crainte et sans réserves.

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