WiKiroman

Pierre-Alain Chambaz

Au contraire, grâce aux associations individuelles et volontaires, il se fait une immense et constante variété d’expériences. Ils initient aujourd’hui 80% des innovations. En France nous avons trop tardé à admettre ce mouvement comme indispensable. Car le processus y est plus léger, plus rapide, plus multiplicatif. Enfin, et je m’arrêterai là, il va falloir gérer dans le long terme notre décalage potentiel de demande, pour qu’il ne dégénère pas en déséquilibres (commerciaux et publics) insoutenables ou en baisse du PIB par habitant par effet de lestage par notre environnement. Cela veut dire que moins que jamais, il nous sera possible de penser nos revenus comme si nous vivions en économie fermée. Il n’y a pas d’autre issue que d’augmenter le capital par tête. Cela aussi a des implications. Une proportion toujours plus forte des chiffres d’affaire et des profits sera dégagée hors Europe. Il y a là un risque d’évaporation de l’assiette fiscale et des talents manifestes. Les sciences particulières qui étudient les faits dont nous sommes entourés obéissent à des règles et suivent des voies générales. Le faire isolément serait désastreux. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Confucius, « L’homme de bien est droit et juste, mais non raide et inflexible ; il sait se plier mais pas se courber ». Faire en sorte aussi, que cette ressource irrigue le terreau de nos startups. Une conséquence importante de cette forte propension à épargner et de faible dynamique de la demande régionale, sera très probablement le maintien de taux d’intérêts à des niveaux très faibles. Et ce contexte de taux zéro comporte de gros risques de mauvaise sélection des investissements et de dégradation de la rentabilité économique du capital à long terme. Avec une fuite en avant dans les infrastructures, le bâtiment, les activités de services liées à la dépendance et au confort des populations vieillissantes, au rendement faible mais certain, au détriment d’arbitrages plus risqués. C’est que les premiers principes, ne supposant rien d’antérieur d’où l’on puisse les tirer, ne se démontrent ni ne se définissent. Ainsi l’esprit lui-même est courbé sous le joug : même dans ce que les hommes font pour leur plaisir, la conformité est leur première pensée ; ils aiment en masse, ne portent leur choix que sur les choses qu’on fait en général ; ils évitent comme un crime toute singularité de goût, toute originalité de conduite, si bien qu’à force de ne pas suivre leur naturel, ils n’ont plus de naturel à suivre ; leurs capacités humaines sont desséchées et réduites à rien ; ils deviennent incapables de ressentir aucun vif désir, aucun plaisir naturel ; ils n’ont généralement ni opinions ni sentiments de leur Supposons donc qu’une grandeur sujette à varier soit susceptible de prendre les valeurs exprimées par la suite des nombres, de 1 à 10000, et que quatre observations ou mesures consécutives de cette grandeur aient donné quatre nombres, tels que 25, 100, 400, 1600, offrant une progression régulière, et dont la régularité consiste en ce que chaque nombre est le quadruple du précédent : on sera très-porté à croire qu’un tel résultat n’est point fortuit ; qu’il n’a pas été amené par une opération comparable à quatre tirages faits au hasard dans une urne qui contiendrait 10000 billets, sur chacun de Il y a plus (et ceci est bien important à noter) : les algébristes n’ont pas de peine à démontrer qu’on peut toujours assigner une loi mathématique, et même une infinité de lois mathématiques différentes les unes des autres, qui lient entre elles les valeurs successivement amenées, quel qu’en soit le nombre, et quelques inégalités que présente au premier coup d’œil le tableau de ces valeurs consécutives. Si pourtant la loi mathématique à laquelle il faut recourir pour lier entre eux les nombres observés était d’une expression de plus en plus compliquée, il deviendrait de moins en moins probable, en l’absence de tout autre indice, que la succession de ces nombres n’est pas l’effet du hasard, c’est-à-dire du concours de causes indépendantes, dont chacune aurait amené chaque observation particulière ; tandis que, lorsque la loi nous frappe par sa simplicité, il nous répugne d’admettre que les valeurs particulières soient sans liaison entre elles, et que le hasard ait donné lieu au rapprochement o Telle loi peut paraître plus simple qu’une autre à certains égards, et moins simple lorsqu’on les envisage toutes deux d’un point de vue différent. L’une et l’autre hypothèse auront leurs probabilités respectives : seulement, pour les raisons déjà indiquées, ces probabilités ne seront pas de la nature de celles qu’on peut évaluer et comparer numériquement. Mais la probabilité qu’il en est ainsi se lie évidemment à la probabilité de l’existence d’une loi régulière dans le cas plus simple que nous avons considéré d’abord ; et elle ne saurait, plus que celle-là, comporter une évaluation numérique.

Archives

Pages

Catégories