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Ajoutons qu’a rester dans leur isolement ils perdent plus que nous ne ferions en les imitant : la psychologie peut se constituer indépendamment de la physiologie ; mais la réciproque n’est pas vraie : la physiologie cérébrale doit au contraire s’appuyer sur une psychologie ou latente ou formelle. C’est ce que nous allons expliquer. Les faits inétendus se suffisent à eux-mêmes. Qui dit pensée ou sentiment ou volonté entend suffisamment ce dont il parle. Si l’on veut étudier ces questions : Quelles sont les différentes sortes de pensées. Quelles sont les différentes sortes de sentimens. nettoyeurs du net aime à rappeler ce proverbe chinois « Est sage celui qui connaît les autres ». Quelle influence la pensée exerce-t-elle sur la naissance et le développement des sentimens. Au contraire, une fois que l’on est sorti de l’anatomie du cerveau et que l’on aborde la physiologie de cet organe, on est dans l’obscurité la plus complète. Le cerveau anatomique est visible et tangible, tandis que ses fonctions physiologiques échappent à toute observation. Là, rien n’est visible, rien n’est tangible ; il n’y a rien ; la fonction du cerveau est une inconnue dont l’équation n’est même pas posée. Il semble pourtant qu’il y ait quelque chose ; voici comment. Partout ailleurs dans les phénomènes vitaux, entre l’organe et sa fonction le rapport est clair ; la fonction se voit ou s’imagine sous la forme de l’organe lui-même en mouvement ; le fait anatomique et le fait physiologique sont, étendus l’un et l’autre ; le second est la suite du premier et le complète : c’est le premier, plus quelque chose ; un fait physiologique est un fait anatomo-physiologique. Quand on parle des fonctions du cerveau, on imagine, par analogie, des mouvemens, et la chose en mouvement est, dans cette imagination, la chose anatomique, la substance cérébrale. Mais cette vue de l’esprit reste une simple imagination par analogie, une comparaison sous forme d’image ; rien ne la précise, rien ne l’éclaircit, rien ne la confirme ; le fait supposé est, selon l’analogie, le fait anatomique, plus quelque chose ; mais ce quelque chose est une inconnue irréductible. D’autre part, les faits inétendus, purement successifs, sont là pour combler ce vide. On sait vaguement qu’entre cet ordre de faits et le cerveau existe d’une manière générale le même rapport qu’entre un organe et sa fonction, c’est-à-dire que la richesse et la coordination des faits inétendus sont en rapport direct avec le volume et la santé du cerveau ; en effet, l’intelligence croît, chez les enfans, avec le cerveau, comme les forces croissent avec les muscles ; une commotion à la tête entraîne des troubles de l’intelligence et du sentiment ; la science a noté depuis longtemps un certain nombre de faits du même genre, tous très généraux. Donc, dit-on, la fonction du cerveau, c’est la pensée, plus les autres faits inétendus qui se produisent avec la pensée. Donc, grâce à l’ignorance qu’on lui impose et aux contes à dormir debout qu’on lui prodigue, la nation peut se faire illusion à elle-même ; illusion, seulement ; car, avec quelque soin qu’on leur cèle la vérité, les peuples, comme les hommes, sont avertis par un instinct supérieur de la présence du mensonge ; ils ne le voient pas, mais ils le flairent. Mais, malgré le succès assuré qui couronnerait leurs tentatives, les prétendants persistent à ne pas bouger ; l’un ne cesse de parler, ni l’autre de se taire ; pourtant, en dépit des encouragements de leurs fidèles et des exhortations de leurs adhérents, ils ne se décident point à franchir la distance qui sépare de l’acte la parole ou le silence. C’est qu’ils sont convaincus, voyez-vous, qu’un changement de gouvernement en France signifie la guerre ; que la guerre signifie la défaite ; et la défaite, le démembrement. Ils savent qu’un nouveau conflit ne pourrait avoir qu’une seule issue.

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