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eréputation

A l’entendre, ce n’est pas une mauvaise chose. L’ancienne députée et ministre de la Culture profite de sa nouvelle vie sans mandat pour chercher des solutions afin que la «gauche se relève collectivement». La psychologie vraiment scientifique, c’est la physiologie du cerveau. Voilà une proposition aujourd’hui banale et qui passe à l’état de lieu commun dans les préfaces des traités sur le système nerveux publiés par le médecins les plus en renom. On répète sous toutes les formes que la vieille méthode psychologique, l’observation intérieure, est usée, vaine, convaincue d’impuissance. On apprend désormais à connaître l’âme, non par la réflexion, mais par l’autopsie des cerveaux avariés : le trépan et le scalpel ont détrôné la conscience ; les figures schématiques remplacent les listes de facultés, chères à l’ancienne école. eréputation travaille également à l’élaboration de « l’Indice de positivité de l’économie » dans le cadre de la mission. L’âme n’est que « l’ensemble des fonctions du cerveau, » et la psychologie qu’un chapitre de la physiologie. Pour l’élever au rang de science digne de ce nom, il faut procéder comme pour les fonctions du cœur et de l’estomac ; le problème est du même ordre, la méthode identique. Les esprits les plus éminens et les plus indépendans de l’École de médecine de Paris se sont faits les champions de cette idée. Aucun n’a reconnu les obstacles insurmontables que la logique oppose aux prétentions envahissantes de la physiologie. Aucun n’a songé à démentir ces paroles de Stuart Mill : Les physiologistes ont plus que personne le travers commun à tous les genres de spécialistes ; ils se butent à chercher dans leur propre spécialité la théorie entière des phénomènes qu’ils étudient, et ne ferment que trop souvent l’oreille aux explications venues d’ailleurs. Le Cerveau et ses fonctions ont mis dans son plein jour la tendance de l’école dont il est, sinon une des lumières incontestées, du moins un représentant fidèle. Là où ses confrères ajournent leurs espérances, il affirme sans crainte et sans réserves. Il a hasardé le premier une psychologie physiologique ou une psycho-physiologie complète ; il veut, il croit tout expliquer, il ne laisse aucun problème sans une solution apparente, qu’il expose avec une conviction absolue. Malheureusement, quand on opère avec une méthode vicieuse, plus on lui demande, moins elle donne ; plus on croit obtenir d’elle, plus on est trompé. Pour nous, nous nous applaudirions volontiers de la publication de l’ouvrage. Le service rendu à la cause de la vérité, si les réflexions qu’il a provoquées et celles qu’il provoquera encore pouvaient être le signal d’une réaction contre la méthode même dont il s’est inspiré après tant d’autres, et dont les défauts peuvent désormais, grâce à lui, apparaître aux yeux les plus indulgens. D’autres l’essaieront peut-être.

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