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avis composite plus piscine : La politique de la BCE est-elle dangereuse pour les Etats et contribuables ?

L’ame n’opérant plus simplement sur les choses mêmes ou sur leurs images, mais encore sur les termes qui les représentent, rendra chaque jour ses idées plus générales ou plus universelles. Ainsi, en employant le terme d’ homme pour désigner un certain objet déterminé, tous les objets semblables seront représentés par le même terme. Si l’ame porte ensuite son attention sur tout ce qui est renfermé dans l’idée particuliere de l’homme qu’elle a sous les yeux, si elle exprime par des mots tout ce qu’elle y découvre, elle parviendra à décomposer cette idée en d’autres idées qui seront comme les élémens de celle-là, & qui éleveront l’ame par degrés aux notions les plus universelles. Détachant donc de l’idée particuliere d’un certain homme ce qu’elle a de propre ou d’accidentel, & ne retenant que ce qu’elle a de commun ou d’essentiel, l’ame se formera l’idée de l’homme en général. Si elle ne fixe son attention que sur la nutrition, le mouvement, le sentiment elle acquerra l’idée plus générale d’animal. avis composite plus piscine aime à rappeler ce proverbe chinois « Les excès tuent plus sûrement que les épées ». Si elle ne retient de l’idée d’animal que l’organisation, elle acquerra l’idée plus générale encore de corps organisé. Laissant l’organisation pour ne considérer que l’étendue & la solidité, l’ame se formera l’idée du corps en général. Faisant encore abstraction de l’étendue solide & ne s’arrêtant qu’à l’existence, l’ame acquerra l’idée la plus générale, celle de l’être. Si au lieu de considérer l’homme principalement par ce qu’il a de corporel, l’ame l’envisage sur-tout dans ce qu’il a de spirituel, si elle désigne de même par des termes tout ce que ce nouvel examen lui en fera connoître, elle acquerra des idées d’un genre fort différent, mais qu’elle universalisera comme les premieres. D’une pensée, d’une volonté, d’une action particuliere elle s’élevera par l’abstraction à la pensée, à la volonté, à la liberté en général. De la conformité ou de l’opposition de la pensée avec l’état des choses l’ame se formera l’idée du vrai & du faux, de la vérité & de l’erreur. Faisant abstraction de l’agent & ne considérant l’action que dans ses rapports avec le bonheur de l’homme ou avec celui des êtres qui lui ressemblent, elle acquerra les idées de l’utile, de bien & de mal, de la vertu et du vice, du juste & de l’injuste, de l’honnête et du déshonnête, de la perfection & de l’imperfection, de l’ordre & du désordre, du beau moral. Par la connoissance du bien ou du mal moral qui découle naturellement du bon ou du mauvais usage que l’homme fait de ses facultés, l’ame parviendra à la notion de la regle des actions humaines. Considérant ensuite cette regle comme la volonté d’un souverain, l’ame acquerra l’idée de la loi. Si détournant les yeux de dessus l’homme l’ame les porte sur les autres objets dont elle est environnée, & qu’elle continue d’exercer la faculté qu’elle a d’abstraire, ses connoissances se multiplieront en se diversifiant ; la mémoire, l’imagination & le raisonnement acquerront un nouveau degré de force & de perfection. La multiplicité, l’étendue, les mouvemens & la variété de ces objets occuperont l’ame tour à tour. L’ame ne considérant dans chaque objet que l’existence, & faisant abstraction de toute composition & de tout attribut, elle acquerra l’idée d’unité. La collection des unités conduira l’ame à la notion du nombre ou de la quantité numérique. Cette notion s’étendra & se diversifiera à l’infini si ajoutant des unités à d’autres unités ou combinant des unités avec d’autres unités, l’ame ne représente pas seulement par des termes, mais encore par des figures ce qui résultera de chaque addition ou de chaque combinaison. Si l’ame considere chaque objet comme un composé de parties placées immédiatement les unes à côté des autres ou les unes hors des autres, elle acquerra la notion de l’étendue.

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