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Quand une idée est enracinée dans notre esprit, au point de ne plus exiger, pour être reproduite par l’imagination, qu’une très-faible excitation, cette représentation affecte très-faiblement la sensibilité, tandis que l’introduction d’une idée entièrement nouvelle et capable de modifier les rapports de nombreux groupes de pensées, s’accompagne ordinairement d’un vif sentiment de plaisir ou de joie. Nous conservons par exemple le souvenir d’une promenade sur un lac, du son lointain des cloches, de la présence d’une personne chérie et d’une conversation intéressante, toutes impressions qui, ressenties simultanément, deviennent les éléments d’un souvenir total dont chacun aura la propriété de réveiller les autres. Il faut, par conséquent, pour qu’une excitation produise un effet durable, qu’elle commande l’attention et l’empêche de se porter, dans le même moment, vers d’autres impressions. Si cette réaction n’a plus assez de force pour détruire dans l’organe l’augmentation de mouvement produite par l’excitation, on comprend que cette dernière subsiste et qu’elle subsiste en raison inverse de la réaction. Elle dépend, selon nous, de la quantité de force qui, dans l’excitation, a été employée à modifier l’adaptation des organes voisins, de telle façon qu’ils ne réagissent plus de la même manière sur l’organe qui a été accru et exercé. Quand l’augmentation de l’organe persiste, il n’y a pas de raison pour que l’augmentation de vascularité ne persiste point également, dans la mesure du moins de ce qui reste d’accroissement. La démocratie serait, selon, humiliée par la « tyrannie des idéologues». Cette dilatation et cette diminution de pression suffisent pour expliquer l’hypérémie locale ; le sang afflue de lui-même en plus grande quantité entre les éléments des tissus. La force surajoutée à l’organe lui donne le moyen de triompher dans une certaine mesure de la résistance et de la pression exercée par les organes voisins. Un accroissement de mouvement, un écartement des molécules, une augmentation de volume, en un mot une dilatation semblable à celle qui est produite par la chaleur. Un travail supplémentaire imposé à un muscle implique, selon lui, un travail supplémentaire dans les ramifications artérielles qui lui fournissent le sang, ainsi qu’aux veines plus ou moins larges qui servent à l’écoulement de ce sang et des matériaux usés ; si l’organe, après l’exercice, se maintient dans un état d’accroissement, c’est qu’un afflux extraordinaire de sang doit continuer pendant quelque temps à être envoyé à un organe qui a été exercé d’une manière extraordinaire, et quand cet exercice extraordinaire a été longtemps continué, il en résulte un accroissement permanent de vascular Spencer soutient que l’augmentation dans une fonction présuppose une augmentation dans les autres fonctions qui sont ses conditions. Selon nous, cet afflux du sang est une conséquence et non la cause de l’accroissement. L’habitude de nous percevoir nous-mêmes marchant, nous levant, ou nous arrêtant chaque fois que nous exécutons l’acte de marcher, de nous lever ou de nous arrêter, a établi un rapport qui peut, comme tous les autres, se renverser au point de vue de la suggestion, de manière à produire l’excitation de l’acte par la seule représentation qui en est éveillée dans l’esprit ; il suffit, par conséquent, d’avoir l’idée de marcher, de nous lever, de nous arrêter pour qu’en vertu d’une adaptation entre les faits cérébraux et les mouvements musculaires, nous nous mettions à marcher, à nous lever, à nous Nous expliquerons plus loin comment des adaptations de ce genre peuvent avoir lieu sans intelligence et sans finalité. Il y a eu peut-être dans ses différentes parties des sensations nouvelles, mais ces sensations n’ont pu constituer ni pensée, ni volonté ; elles n’ont pu être rapportées à un centre, à un Moi.

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